Accueil

Themes

  • Applications
  • Approvisionnement
  • CO2
  • Déchets
  • Expertise
  • New Deal - New Build
  • Prix
  • Prospective
  • Radio-isotopes médicaux
  • Sûreté

La Belgique fait partie des pionniers de l'atome


La Belgique fait partie des pionniers dans le développement de l'énergie nucléaire. Elle est entrée par hasard dans l'histoire atomique via les mines du Congo. Mais elle a participé à l'essor extraordinaire qu'a connu l'atome dans les années 50 et 60. La plupart des premières expériences nucléaires belges ont été réalisées au sein du Centre d'Études de l'Énergie Nucléaire (SCK•CEN).

Les gisements d'uranium du Congo ont joué un rôle prépondérant dans le développement de la technologie nucléaire dans notre pays. Le 26 septembre 1944, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Belgique ont signé un accord. Notre pays a fourni 1560 tonnes d'uranium aux alliés. En échange, il a pu accéder aux connaissances nucléaires pour les applications commerciales, non militaires.

Premiers réacteurs belges

Le 11 mai 1956, la première réaction en chaîne contrôlée est obtenue avec le réacteur de recherche BR 1 (Belgian Reactor 1), toujours en activité à Mol. Très rapidement après ce premier succès, la Belgique décide de construire et d'exploiter deux nouveaux réacteurs:

  • un réacteur d'essai de matériaux (BR 2);
  • un réacteur nucléaire expérimental de puissance dans le but de produire de l'électricité (BR 3).

Le BR 3 devait à l'origine être installé sur le site de l'Expo 58 à Bruxelles. Mais ce premier réacteur européen à eau pressurisée dont l'exploitation était assurée par des producteurs d'électricité allait, entre autres, permettre de former le personnel des futures centrales de Doel et Tihange.

À l'époque du démarrage des premiers réacteurs, la production électrique en Belgique était principalement assurée par les combustibles fossiles. Une grande partie du charbon provenait de nos mines, mais les charbonnages commençaient à décliner. En parallèle, la consommation d'électricité ne cessait de croître. Le nucléaire offrait la perspective d'une énergie abondante et peu chère, de quoi envisager l'avenir sereinement.


Dans les années 80, l'énergie nucléaire alimentait deux lampes sur trois en Belgique.

La première centrale nucléaire commerciale de Chooz, en bord de Meuse, est une réalisation franco-belge. Ce réacteur PWR était le plus puissant au monde à l'époque (242 MWe). Il a été relié au réseau en 1967 et mis à l'arrêt définitif en 1991. La centrale de Chooz a permis aux Belges et aux Français d'acquérir un savoir-faire et de l'expérience dans deux domaines: la fabrication de matériel destiné à équiper les futures installations nucléaires et la gestion d'une centrale.

Après la mise en service de Chooz, les Belges décident de lancer leur propre programme électronucléaire. Deux sites sont retenus: Doel, sur la rive gauche de l'Escaut en aval d'Anvers, et le zoning industriel de Tihange, sur la rive droite de la Meuse, en amont de Liège.

  • 1973 (année du choc pétrolier): la production d'électricité en Belgique était assurée à 52% par le pétrole et à 0,2% par le nucléaire (fournie par le BR 3).
  • Années 80: la part du nucléaire avoisinait 66%. À cette époque, le nucléaire éclairait deux lampes sur trois en Belgique.
  • Aujourd'hui: la part de l'énergie nucléaire représente environ 55% de l'électricité produite.

Downloads


Publié: 24-01-2009 | Mise à jour: 17-09-2009