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30 millions de personnes soignees par an


Il y a plus d'un siècle que les premières applications de la médecine nucléaire ont été développées. Qu'il s'agisse de diagnostic ou de thérapie, elle est utilisée chaque année au profit de 30 millions de personnes. La Belgique joue un rôle important tant pour la production des radioéléments que pour la mise au point et la fabrication d'équipements.

Les rayons ionisants sont utilisés à des fins de diagnostic depuis très longtemps. Dès la fin du XIXème siècle, Wilhelm Röntgen, découvreur des rayons X, réalisait une radiographie de la main de sa femme. Depuis cette époque, et plus particulièrement depuis 50 ans, la médecine nucléaire a beaucoup progressé. D'une part, toutes les recherches menées dans le domaine spécifiquement nucléaire ont permis d'être toujours plus précis dans la mise au point des nombreuses sources radioactives. D'autre part, les progrès réalisés dans d'autres domaines - dont l'informatique - ont également contribué à renforcer cette précision et permis le développement de techniques beaucoup plus sophistiquées.

Aujourd'hui, 30 millions de personnes dans le monde bénéficient chaque année de traitements de médecine nucléaire. Toutes ne sont pas guéries, mais beaucoup sont au moins soulagées. L'Agence Internationale de L'Energie Atomique (AIEA, prix Nobel 2005) estime que, d'ici 2015, 15 millions de nouveaux cas de cancer devraient être diagnostiqués chaque année. Plus de la moitié le seront dans des pays en développement. Actuellement, près de 7000 appareils de médecine nucléaire sont opérationnels dans le monde, mais seulement 2200 dans les pays en développement qui représentent pourtant 85 % de la population mondiale.

La médecine nucléaire comporte essentiellement deux domaines.

Pour le diagnostic, on utilise et souvent on loge ou fait circuler dans le corps humain des sources radioactives (par injection ou ingestion). Celles-ci émettent des rayons (gamma) hautement énergétiques captés par une caméra couplée à des outils informatiques d'analyse d'image. On obtient ainsi des images en plusieurs dimensions et éventuellement étalées dans le temps des organes et/ou de leur fonctionnement.

La thérapie repose sur le fait que les rayonnements détruisent les cellules malignes. Tous les progrès réalisés en matière de thérapie en médecine nucléaire s'inscrivent dans une volonté d'administrer des doses minimisées et à concentrer le rayonnement sur la tumeur afin d'éviter les dégâts 'collatéraux'.

La Belgique a une grande expertise dans la médecine nucléaire. Elle occupe également une place stratégique dans la filière de production des principaux radio-isotopes à usage médical : production de la matière première proprement dite (les isotopes) dans le réacteur BR2 de Mol (Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire - SCK•CEN) et présence dans les différentes phases de préparation du produit radiopharmaceutique (IRE et Nordion, à Fleurus). De plus, IBA (dont l'IRE est fondateur et actionnaire de référence), entreprise de Louvain-la-Neuve, est un leader mondial des équipements (accélérateurs de particules, cyclotrons, rhodotrons) ainsi que de produits radiopharmaceutiques sur mesure.


Publié: 09-09-2009 | Mise à jour: 11-02-2010